« LA JÉRUSALEM CÉLESTE » DANS LA VALLÉE DU KOCHER

Monastère de Großcomburg

Monastère de Großcomburg; Vue extérieure; l'image: Staatliche Schlösser und Gärten Baden-Württemberg, Arnim Weischer
« LA JÉRUSALEM CÉLESTE » DANS LA VALLÉE DU KOCHER

Monastère de Großcomburg

Les majestueuses fortifications de l’abbaye de Comburg (Kloster Großcomburg) s’élèvent au-dessus de la vallée du Kocher. Monument de rang européen, elle est connue pour ses deux trésors : l’antependium doré et un lustre circulaire de style roman.

L’abbaye bénédictine de Comburg a été fondée en 1078 en lieu et place d’un château. Elle connut son premier apogée au XIIe siècle, sous l’abbé Hartwig. Avec son mur d’enceinte fortifié, l’abbaye offre aux visiteurs un ensemble à l’harmonie exceptionnelle.

 

Monastère de Großcomburg; l'image: Staatliche Schlösser und Gärten Baden-Württemberg, Auteur inconnu

L’abbaye de Comburg offre un voyage passionnant à travers les époques, depuis la chapelle romane Saint-Erhard jusqu’au nouveau décanat baroque.

UNE VUE IMPRENABLE

L’église collégiale Saint-Nicolas fut érigée à l’époque romane. Les trois clochers qui la couronnent en témoignent encore aujourd’hui. La nef baignée de lumière fut rénovée entre 1706 et 1715, à l’époque baroque, par l’architecte Joseph Greising originaire de Wurtzbourg. Le mur d’enceinte de 500 m de long, avec son chemin de ronde couvert, offre des panoramas étonnants. Ses tours et rotondes sont les témoins des fortifications de l’époque. Depuis le chemin de ronde et le parvis la collégiale, on aperçoit le couvent de Kleincomburg. Fondé en 1108, il a ensuite été le siège du prieuré de Comburg. La basilique romane, très bien conservée, est l’un des édifices sacrés les plus remarquables du pays. Des éléments de la décoration murale romane ont été soigneusement ajoutés en 1882 et donnent une représentation vivante des couleurs d’origine.

 

Monastère de Großcomburg; l'image: Staatliche Schlösser und Gärten Baden-Württemberg, Juergen Weller

Vue aérienne

DES TRÉSORS UNIQUES DE RANG EUROPÉEN

Un lieu sublime, lumineux et festif : c’est la première impression qui envahit le visiteur lorsqu’il entre dans le chœur baroque de l’église Saint-Nicolas. La croisée du transept abrite deux œuvres d’art exceptionnelles. L’antependium doré et richement décoré qui habille l’autel, ainsi qu’un lustre circulaire de style roman : deux trésors de l’orfèvrerie européenne. L’antependium roman est unique. Il représente le Christ régnant au centre, entouré par les apôtres. Le lustre circulaire est l’une des trois pièces romanes de ce type conservées dans le monde. Son cercle au design très élaboré, avec 12 tours d’entrée, symbolise la « Jérusalem céleste ».

 

PROMENADE ROMANTIQUE À TRAVERS LES ÉPOQUES

Dès l’entrée dans l’enceinte de l’abbaye, le visiteur est emporté dans un véritable voyage dans le temps – de la porte du donjon baroque à la porte romane avec la chapelle Saint-Michel, en passant par le décanat baroque et la chapelle hexagonale romane Saint-Erhard. À gauche après la chapelle, on atteint l’église collégiale. En 1488, l’abbaye bénédictine devint un noble chapitre de chanoine. Sous le décanat d’Erasmus Neustetter, pendant la deuxième moitié du XVIe siècle, Comburg a connu un profond remaniement. C’est de cette époque que datent le mur d’enceinte et son chemin de ronde couvert, entièrement conservés. Ce dernier est accessible en totalité et mérite une visite, quel que soit le moment de l’année. Après la sécularisation en 1802, l’abbaye de Comburg fut pendant plus de 90 ans le siège du corps des invalides honoraires du Wurtemberg.

 

Monastère de Großcomburg; l'image: Staatliche Schlösser und Gärten Baden-Württemberg, Arnim Weischer
Monastère de Großcomburg; l'image: Staatliche Schlösser und Gärten Baden-Württemberg, Ina Friedrich

Construit il y a 900 ans, ce retable unique incarne le lustre du Moyen Âge; Le lustre circulaire de style roman avec une porte sur la « Jérusalem céleste ».

Elle abrite depuis 1947 un centre de formation des enseignants, aujourd’hui appelé « Landesakademie für Fortbildung und Personalentwicklung an Schulen. »